Saison pluvieuse 2022 : « gare aux inondations et aux maladies », prévient l’Agence nationale de la météorologie

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L’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a rendu public le rapport des prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques pour la campagne pluvieuse 2022, le mardi 17 mai dernier. Des pluies abondantes avec des cumuls supérieurs à la moyenne 1991-2020 sont attendues durant la période juin-Juillet-Août pour cette année. Face au risque d’inondation et de maladies, l’ANAM a formulé des conseils à l’endroit de la population.

Le caractère globalement pluvieux attendu sur le pays présage des risques élevés d’inondations pouvant entrainer des pertes de cultures, de récoltes, de biens matériels et des vies animales et humaines dans certaines localités exposées. A cet effet l’ANAM recommande à la population d’éviter l’occupation anarchique des zones inondables par les habitations et les cultures, de renforcer les digues de protection et assurer la maintenance des barrages et des infrastructures routières, de curer les caniveaux pour l’évacuation des eaux de pluies.

Inondation

Aussi, elle appelle à la vigilance des éleveurs afin d’éviter aux animaux les risques de noyade. Aux agriculteurs l’agence recommande de cultiver des spéculations adaptées à la persistance des situations d’excès d’eau dans le sol, d’éviter de semer le maïs, le mil et le sorgho dans les bas-fonds, de réserver les bas-fonds principalement pour le riz pluvial et de semer le maïs et le sorgho dans les champs qui peuvent garder l’humidité pendant plusieurs jours sans être inondés.

Quant au gouvernement, elle l’invite à renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires, à suivre de près les seuils d’alerte dans les sites à haut risque d’inondation, notamment dans les zones des différents bassins fluviaux du pays et à prévoir des sites d’accueil pour les populations exposées au sinistre.

« Les zones humides et celles inondées peuvent être favorables au développement des germes de maladies », ANAM

La saison des pluies est une période dans laquelle les zones humides et celles inondées peuvent être favorables au développement des germes de maladies telles que le Choléra, la malaria, la dengue et la bilharziose. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme est une maladie très fréquente pendant la période hivernale.

Eau usée à proximité d’une zone d’habitation

Afin d’éviter ces maladies, les météorologues optent pour la sensibilisation et la diffusion des informations d’alerte sur les maladies à germes climato-sensibles, la prévention des maladies en vaccinant populations et animaux, la disponibilité des moustiquaires, les antipaludéens et les produits anti-moustiques, en enfin le renforcement de la vigilance contre les maladies et les ravageurs de cultures, notamment les chenilles légionnaires et autres insectes nuisibles.

En rappel, le Burkina Faso a enregistré 12 231 036 cas de paludisme avec 4 355 décès en 2021, soit le double des statistiques de 2018.

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