vendredi le 17 septembre 2021

9e édition du TAC : une occasion pour renforcer le bon voisinage entre les deux pays

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Ouvert le 25 juillet, le Traité d’amitié et de coopération (TAC) a connu son apothéose le mardi 27 juillet 2021 à Abidjan. A l’issue des échanges, les télévisions nationales des deux pays ont conjointement organisé un débat avec des diplomates de la Côte d’Ivoire et le Burkina, sur l’historique, les enjeux et perspectives du TAC. L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, au Libéria et en Sierra, Léone Mahamadou Zongo et l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire auprès du Burkina Faso et de la République du Niger, Kapieletien Soro et Enno Maes, Directeur général des relations bilatérales de Côte d’Ivoire ont été invités sur le plateau.

Entre le  Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, c’est une relation bilatérale qui sort de l’ordinaire.  A en croire l’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, l’ambassade du Burkina en Côte d’Ivoire a  été ouvert en 1960 et a été officialisé en 1966. Répondant à une question sur la nature des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, le diplomate répond que c’est une relation caractérisée parfois de froid, mais qui dans la forme ne s’est jamais enlisée.   

Kapieletien Soro, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire auprès du Burkina Faso et de la République du Niger

Des propos approuvés par Kapieletien Soro, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire auprès du Burkina Faso et de la République du Niger. Pour lui, c’est la complémentarité de ces deux Etats qui imposent à ces hommes politiques le réalisme. Une relation qu’il lie au fait que les deux pays ont toujours séjourné dans les mêmes organisations, de l’Union africaine en passant par la CEDEAO et l’UEMOA. Et de renchérir que les dirigeants au regard de l’intérêt supérieur des deux Etats doivent forcément travailler à améliorer leur coopération.

Enno Maes, Directeur général des relations bilatérales de Côte d’Ivoire

Enno Maes, Directeur général des relations bilatérales de Côte d’Ivoire, lui affirme que la proximité des Etats joue un rôle très important dans le développement des relations inter-voisinage. « Il y a eu des froids entre les dirigeants mais il y a une ligne qu’on n’a jamais franchi », a-t-il lâché.

Un cadre propice d’échanges

Le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire ont sacrifié à la tradition en tenant à nouveau le Traité d’amitié et de coopération (TAC). A en croire Enno Maes, Directeur général des relations bilatérales de Côte d’Ivoire, le TAC « est un instrument de coopération, de développement intégré entre les deux pays, un cadre de concertation permanent des autorités pour la préservation de la paix, la sécurité et de la création du bien être des populations et surtout d’avoir des projets structurants ». Il affirme que c’est un cadre privilégié d’évaluer la relation entre les deux Etats.   

 

Pour l’ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire, le TAC a produit de bons fruits. « Les acquis ne sont pas seulement ce qu’on peut voir des yeux avant de croire. Le voisinage entre les deux pays n’est pas toujours simple. A mon niveau, l’acquis le plus important, c’est la paix. Le TAC est fait pour conforter la paix et pour garantir des lendemains paisibles, parce que plus on se parle dans la famille, mieux on se comprend », a-t-il déclaré.

Pour l’ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire, le TAC permet de discuter sereinement des problèmes sérieux. Selon lui, ses échanges permettent de pallier les problèmes au point ou les populations ne sentent pas les problèmes qui existent.  C’est à ce titre, qu’il fait croire que si la situation dégénérait, « on allait savoir que les infrastructures ne valent rien ».

Sur la question de l’autoroute Burkina-Côte d’Ivoire, que certaines populations estiment que les travaux n’avancent pas il répond : « On ne construit pas une autoroute comme une case ».  

A noter que la neuvième édition du TAC qui devait se tenir dans la capitale ivoirienne, Yamoussoukro a été déporté à Abidjan dans la capitale économique. Les deux pays ont décidé que cette rencontre jusqu’à présent annuelle soit une biennale. La première édition du TAC, s’est tenue le 15 septembre 2009 à Yamoussoukro. 

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