Semaine de l’élève et de l’étudiant envers l’enseignant (SRE) : La nation célèbre ses « héros du quotidien »
La photo de famille réunissant des membres du gouvernement, le parrain, des partenaires et les lauréats
Le Lycée départemental Wend Puiré de Saaba a vibré, ce mardi 5 mai, au rythme de la reconnaissance nationale. En lançant la 2ᵉ édition de la Semaine de l’élève et de l’étudiant envers l’enseignant (SRE), le gouvernement burkinabè entend restaurer le prestige de la fonction enseignante et insuffler aux jeunes générations les valeurs cardinales de respect et de gratitude.
Un hommage au sommet pour les bâtisseurs de l’ombre
Sous le parrainage du Premier ministre, c’est le ministre d’État chargé de la Défense, le général de division Célestin Simporé, qui a porté la voix de l’exécutif à Saaba. Dans un message empreint de solennité, il a salué le courage exceptionnel des éducateurs qui, face aux vents contraires de l’insécurité, maintiennent le flambeau du savoir allumé. « Nos enseignants se sont révélés de véritables héros du quotidien », a-t-il martelé, rappelant que la résilience du système éducatif repose avant tout sur l’engagement indéfectible de ces femmes et de ces hommes.

Replacer l’enseignant au cœur du contrat social
Pour le ministre de l’Enseignement secondaire, Moumouni Zoungrana, cette semaine n’est pas qu’une simple formalité protocolaire. C’est un véritable plaidoyer pour un retour aux sources. En insistant sur le fait que « l’école forge l’homme du futur », il a invité les apprenants à redécouvrir l’humilité et la considération envers ceux qui les façonnent. L’objectif est clair : recréer un lien sacré entre le maître et l’élève, dans une société en quête de nouveaux repères. Un avis partagé par le co-parrain de l’événement, Roland Achille Sow, pour qui les enseignants demeurent les « bâtisseurs de conscience » indispensables à la marche de la cité.
Le sacre du mérite : entre émotion et transmission

Le point d’orgue de cette cérémonie a été la mise à l’honneur d’une dizaine de pédagogues, distingués pour leur parcours exemplaire. Parmi les récipiendaires, deux figures ont marqué les esprits :
– Adissa Traoré (30 ans de services) : Après trois décennies de service, l’émotion était palpable. Cette reconnaissance vient couronner une carrière dévouée à l’instruction de la jeunesse.
– Joseph André Ouédraogo (ancien ministre de l’éducation nationale) : Pour lui, enseigner n’est pas un métier mais un «sacerdoce ». Il a profité de cette tribune pour exhorter la relève à porter le flambeau avec la même ferveur.
À travers cette 2ᵉ édition de la SRE, le Burkina Faso réaffirme sa conviction : valoriser l’éducateur, c’est avant tout sécuriser l’avenir de la nation. Une semaine de célébration qui, au-delà des mots, vise à ancrer durablement la culture de la gratitude dans l’ADN de l’école burkinabè.
Correspondance particulière de Samba Diarra
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