Festival « Les Voix du Faso » : « C’est une vitrine de promotion de la culture burkinabè » ( Luc Bambara promoteur du festival)
La 8e édition du festival « Les Voix du Faso » se tiendra à Montréal, au Canada, les 12 et 13 juillet 2025. Cet événement majeur vise à promouvoir la richesse de la culture burkinabè. Luc Bambara, promoteur du festival, a partagé avec Filinfos les motivations derrière cette initiative et a dévoilé les grandes lignes de cette édition.
Filinfos (FI) : Pouvez-vous nous parler de l’origine de ce festival et de votre motivation à le créer ?
Luc Bambara (LB) : Le Festival « Les Voix du Faso » est né de la volonté de rapprocher les Burkinabè de la diaspora nord-américaine de leur culture d’origine. Se trouvant à des milliers de kilomètres de leur terre natale, ces Burkinabè se sentent souvent dépaysés, et nous avons voulu rompre avec la monotonie habituelle de ces personnes en faisant venir le Burkina Faso au Canada.
FI : Quel est l’objectif principal du festival « Les Voix du Faso » et comment s’inscrit-il dans la promotion de la culture burkinabè à l’étranger ?
LB : Le Burkina Faso est riche d’une diversité culturelle. En cela, le festival entend en faire la promotion à travers la musique, l’art culinaire, mais également la mode vestimentaire. En témoigne la diversité d’activités qui est offerte chaque année aux festivaliers.
FI : Pourquoi avoir choisi Montréal comme lieu pour cet événement ?
LB : Le choix de la ville de Montréal est stratégique. En effet, Montréal est l’une des villes du Canada qui compte le plus de Burkinabè. De plus, cette ville est à proximité des autres grands centres urbains du Canada comme Ottawa, Québec City, Sherbrooke, mais aussi avec les grandes villes des États-Unis comme New York.
FI : Comment envisagez-vous l’impact de ce festival sur la diaspora burkinabè au Canada et au-delà ?
LB : Sans se jeter dans l’autosatisfaction, nous estimons que le festival a un impact positif sur la diaspora. Il est un lieu de retrouvailles et de réseautage de la communauté burkinabè et africaine vivant en Amérique du Nord. En outre, le festival a un impact institutionnel en termes de coopération entre le Burkina Faso et le Canada. Cela se manifeste chaque année par la présence effective des autorités diplomatiques et consulaires des deux pays.
FI : La programmation du festival est variée (défilé de mode, concert de Floby, match de foot). Comment avez-vous sélectionné ces activités et que représentent-elles ?
LB : Les activités du festival visent à promouvoir la culture burkinabè dans son ensemble et à cultiver la cohésion sociale entre les Burkinabè vivant au Canada. C’est pourquoi nous avons au programme un spectacle pour valoriser les sonorités du terroir, un défilé de mode pour servir de vitrine pour nos artisans et stylistes, un match de football, etc.
FI : Pouvez-vous nous en dire plus sur le défilé de mode et les créateurs qui y participeront ?
LB : Le défilé de mode servira de cadre pour la présentation de la nouvelle collection du styliste burkinabè Soribis. Il s’agit d’un partenaire qui accompagne le festival depuis ses premières éditions.
FI : Le concert de Floby est un événement phare. Pourquoi avoir choisi cet artiste en particulier ?
LB : Il faut noter d’emblée que plusieurs artistes se sont produits sur les scènes du festival déjà. Floby étant l’un des grands noms de la musique burkinabè, notre choix s’est porté sur lui pour cette édition. De plus, de nombreux festivaliers réclamaient chaque année Floby, ce qui illustre combien cet artiste a déjà de nombreux fans ici au Canada.
FI : Quelles sont les activités surprises et les innovations de cette édition ?
LB : En plus des activités annoncées, il y’a en projet la réalisation en marge du festival d’une chanson interprétée par l’ensemble des artistes-musiciens du Burkina Faso vivant au Canada de diaspora pour le Burkina Faso. Comme les années précédentes aussi, il y’aura des artistes surprises qui vont prester à la soirée culturelle.
FI : Comment le public peut-il s’impliquer et participer activement au festival ?
LB : Le public a une place de choix dans tout ce que nous faisons. À ce titre, nous attendons de lui qu’il participe activement aux activités programmées pour le festival.
FI : Souhaitez-vous ajouter un dernier mot à nos lecteurs ?
LB : Nous ne saurions terminer cet entretien sans balbutier quelques mots de reconnaissance à l’endroit du Canada, cette terre qui accueille notre festival. Aussi, nous voudrions saluer la communauté burkinabè et africaine vivant au Canada et aux États-Unis, les différents partenaires qui accompagnent le festival, les médias qui portent la voix et l’image du festival, le comité d’organisation et les bénévoles qui se mobilisent chaque année pour la réussite de cet évènement. Enfin, nous terminons en invitant toute la diaspora africaine d’Amérique du Nord à sortir massivement les 12 et 13 juillet 2025 à Montréal pour la 8ème édition.
Moussa SAREBA
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