Évacuation des boues de vidange à Ouagadougou : Des parlementaires prennent langue auprès des premiers responsables
Les membres du réseau des parlementaires burkinabè pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement (REPHA-BF) sont allés le lundi 26 juillet 2021, s’enquérir de la situation de gestion des boues de vidange dans la ville de Ouagadougou. A l’occasion, ils ont visité les deux sites de Zagtouli et de Kossodo afin de s’imprégner des difficultés que connaissent les acteurs.
A cette deuxième visite, le Réseau de parlementaires burkinabè pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement entend toucher du doigt sur les difficultés qui mine le bon fonctionnement du secteur et apporter sa part contributive à une meilleure gestion des sites. Ainsi ils ont échangé avec les différents acteurs du domaine dont Stéphane Compaoré, ingénieur en eau et assainissement de l’ONEA. Pour ce dernier, outre l’insuffisance des stations de gestion des boues de vidange, les sites existants souffrent d’un manque crucial de rentabilisation afin de prendre en charge les besoins du moment. « Le site a été réalisé à moitié ; le système de filtrage est déjà amorti alors que la quantité de boue vidangée augmente. Jusque-là, nous n’arrivons pas à rentabiliser et nous fonctionnons à but social alors que l’objectif est que les activités d’assainissement arrivent à s’autofinancer » a-t-il expliqué.

Quant à l’association des vidangeurs, la surexploitation des sites rend difficile l’exécution de leurs tâches et les contraint à recourir aux sites sauvages. Ce qui est à l’origine de mésententes entre vidangeurs et populations riveraines. Selon le président de l’association des vidangeurs du Faso, Soumaïla Sedgo, chaque vidangeur n’a droit qu’à deux voyages par jour alors qu’ils vident en moyenne vingt voyages par jour. Face à ce désarroi, Soumaïla Sedgo lance un cri de cœur à l’endroit des représentants du peuple.
Le Réseau des parlementaires burkinabè pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement a rassuré l’ensemble des acteurs de transmettre leurs préoccupations à qui de droit pour la résolution des problèmes.
Sidonie Pouya
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