Lutte contre l’insécurité : Eddie Komboïgo privilégie la voix diplomatique

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Le candidat à la présidentielle du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo, a organisé un meeting régional, le lundi 16 novembre 2020, dans ‘’la cité des cuirs et peaux’’.


Après Kongoussi, le candidat à la présidentielle du parti «de l’épi et de la daba», du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo, s’est déporté à Kaya dans la soirée du lundi 16 novembre 2020, afin de mobiliser «ses troupes» pour une victoire «éclatante», le soir du 22 novembre prochain. Devant des milliers de personnes déplacées internes (PDI), majoritairement de femmes et enfants, Eddie Komboïgo a fustigé la gestion de la crise sécuritaire et humanitaire par le régime en place. «Je pleure dans mon cœur de voir ces milliers de PDI, composées majoritairement de veuves et orphelins, qui cherchent à manger, à se loger et à se protéger. Et, c’est la conséquence de cette guerre dite asymétrique que nous subissons, depuis cinq ans, sans issue», a désapprouvé M. Komboïgo. De ce fait, il a invité ses militants et sympathisants à mener campagne village par village, commune-à-commune, de porte-à-porte pour un vote massif le jour-J. Pour vaincre l’hydre terroriste au pays des hommes intègres, le prétendant au palais de Kosyam a pris l’exemple sur la Mauritanie ou le Mali (Ndlr, libération des otages malien et européen) pour donner des pistes de solutions. «Nous irons cherchés, par la voie diplomatique, la solution pour que la paix revienne au Burkina Faso. Nous devrons aussi faire en sorte que notre armée soit forte et bien équipée, sans oublier la cohésion nationale», a proposé Eddie Komboïgo. A l’entendre, une fois au pouvoir, il cherchera à identifier «ceux qui attaquent» la «mère» patrie et quelle est leur source de motivation, afin de s’assoir au tour de la même table de négociation. Pour lui, il n’est pas un crime de négocier avec les groupes armés terroristes, mais plutôt une loi intelligente, avant de prévenir que cette stratégie ne sous-entend pas que son parti complote avec des forces du mal.

«Contrairement à ce que certains Burkinabè pensent, nous ne sommes mêlés ni de près ni de loin dans cette crise sécuritaire», s’est dédouané M. Komboïgo. Pour le candidat à la présidentielle du CDP, il est inadmissible d’allouer plus du 1/3 du budget national à l’armée nationale alors que cela pouvait servir pour des investissements sociaux de base structurants (éducation, santé, infrastructures…). C’est pourquoi, il sollicite les voix des populations du Centre-Nord pour mettre «rapidement» fin à cette guerre «asymétrique» afin que les PDI regagnent leurs villages d’origine. «Faites-moi grimper sur l’arbre et je secouerai les branches pour que vous puissiez ramasser les fruits», a-t-il rigolé, sous des tonnerres d’acclamations.


Le directeur provincial de campagne du CDP au Sanmatenga, Zakaria Sana a rassuré leur candidat que le maillot sera mouillé pour une victoire le soir des élections couplées. Quant au représentant des militants du Sanmatenga, Elie Sawadogo, il a déclaré qu’une campagne de «proximité» est menée pour le retour du CDP, régime déchu les 30 et 31 octobre 2014.

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Karim Kafando Correspondant

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