Burkina/Justice : la réforme Faso Bu-Kaoré présentée au Mogho Naaba Baongo

Partager sur:

Le ministre en charge de la Justice a été reçu ce vendredi 13 mars 2026 par le Mogho Naaba Baongo au palais royal de Ouagadougou. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une démarche d’information et de concertation autour de la mise en œuvre de la loi Faso Bu-Kaoré, une justice traditionnelle voulue par le Chef de l’État dans l’administration de la justice burkinabè.

Le ministre en charge de la justice, Edasso Rodrigue Bayala a confié que Faso Bu-kaoré une nouvelle dynamique qui vise à améliorer le fonctionnement de l’appareil judiciaire en évitant que les affaires ayant déjà été épuisées aux instances traditionnelles ne se retrouvent par la suite devant les tribunaux.

« La loi Faso Bu-Kaoré ne crée rien de nouveau. La loi Faso Bu-Kaoré part du constat de l’existant pour donner force exécutoire aux décisions qui sont rendues au niveau traditionnelle », a-t-il expliqué.

Le ministre en charge de la justice, Edasso Rodrigue Bayala

Face au Mogho Naaba, le ministre a donc expliqué les grandes orientations de cette réforme, voulue par les plus hautes autorités du pays, et qui ambitionne d’apporter des changements significatifs dans la gestion du système judiciaire.

Cette audience avec le Mogho Naaba Baongo apparaît également comme un plaidoyer pour l’implication des autorités coutumières et traditionnelles dans la mise en œuvre de ces réformes. Pour le ministre, leur rôle demeure essentiel dans la sensibilisation des populations et l’appropriation des nouvelles orientations par les communautés.

Une vue des officiels présents à cette audience

Dans cette perspective, le chef du département de la Justice a indiqué au Moogho Naaba son intention d’aller à la rencontre d’autres autorités traditionnelles à travers les différentes régions du Burkina Faso. L’objectif est de leur présenter la réforme, mais aussi de recueillir leurs suggestions, amendements et bénédictions, afin de garantir une mise en œuvre concertée et réussie de cette initiative.

« En fonction de l’organisation, du découpage traditionnelle et coutumier, nous avons ciblé dans cette phase pilote, un certain nombre de localités que nous allons visitées », a indiqué le ministre Me Edasso Rodrigue Bayala .

Cette démarche de dialogue traduit la volonté des autorités de bâtir une réforme inclusive de la justice, en s’appuyant sur les valeurs socioculturelles et les mécanismes traditionnels de régulation sociale.

Filinfo

Partager sur: