Santé : 13 017 décès lié à la grossesse, enregistrés de janvier à juin 2025, au Burkina Faso
Le ministre de la Santé, Dr KARGOUOU Robert, a présidé, le mardi 21 octobre 2025 à Ouagadougou, la rencontre semestrielle de bilan de la Surveillance des décès maternels, périnataux et de la riposte (SDMPR).
La mortalité infanto juvénile, bien que réduite à 60% entre 2000 et 2023, demeure préoccupante au Burkina, selon le ministre de la Santé, Dr KARGOUGOU Robert.
Cette rencontre, qui a réuni les directeurs régionaux de la santé ainsi que les partenaires techniques et financiers, a permis de dresser le bilan de la mise en œuvre de la SDMPR et de définir les perspectives d’amélioration. D’après ce bilan, le pays a enregistré «717 décès maternels, 6 500 mort-nés et 5 800 décès néonatals précoces, soit près de 14 000 décès liés à la grossesse», au cours des 42 premières semaines de l’année 2025.
Ces chiffres, souligne le gestionnaire d’incidents, Pr Adama OUATTARA, «mettent en évidence la nécessité de renforcer le suivi prénatal et d’améliorer l’organisation des soins». Saluant les efforts du ministère, le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Clotaire HIEN, a rappelé que l’objectif de ramener la mortalité maternelle à moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030 n’est pas encore atteint.
Pour y parvenir, il a préconisé un renforcement de la surveillance des décès maternels et périnataux ainsi qu’une mobilisation accrue de toutes les régions sanitaires, essentielle pour sauver des vies et réduire les décès évitables.
Honorine OUEDRAOGO
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