Retrait du Burkina Faso de la CEDEAO : une décision irréversible selon le gouvernement
Karamoko Jean Marie Traoré, ministre chargé des Affaires étrangères du Burkina Faso
Les pays de l’Alliance des États du Sahel ont annoncé leur retrait de la CEDEAO le 28 janvier 2024. Dans un communiqué publié ce 7 février, le ministère chargé des Affaires étrangères burkinabè informe du caractère irréversible de cette décision, motivée par la violation des textes de l’Organisation.
Selon le communiqué, la CEDEAO, en prenant des sanctions au-delà de ses propres textes, a violé son propre traité révisé, compromettant ainsi son rôle de promotion de l’intégration économique.
« En prenant des sanctions en dehors de celles prévues par ses propres textes, avec une intention manifeste de détruire les économies des pays en transition alors même que sa vocation première est de promouvoir l’intégration économique, et en instituant des mesures de confinement économiques et financières contre ses propres membres, la CEDEAO s’est inscrite dans le déni de son Traité révisé ; foulant ainsi au pied les valeurs et principes sacro-saints qui fondent I’Organisation », indique le communiqué.
Suite aux coups d’État survenus au Burkina Faso, au Mali et au Niger, le CEDEAO a imposer des sanctions à ses pays. Cette attitude de l’institution sous-régionale a offusqué le gouvernement burkinabè qui « remet en question le caractère contraignant des textes de la Communauté et fonde le droit légitime du Burkina Faso de ne pas être lié aux contraintes de délai, mentionnées à l’article 91 du Traité révisé et évoquées par la Commission ».
Par ailleurs, le ministère exprime sa gratitude envers la Commission de la CEDEAO tout en soulignant son regret devant les circonstances qui ont conduit à cette décision de retrait.
Carine Pierrette Zongo
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