Vacances scolaires au Burkina : Quand les enfants s’occupent sainement

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Les vacances scolaires sont considérées comme une période pendant laquelle les élèves et étudiants doivent, à travers des voyages ou autres activités de détente, se reposer. Mais, force est de constater que ce n’est pas le cas pour tous. De la vente de dattes, en passant par les arachides fraîches, le sésame, les cacahouètes, le citron, à la vente de mouchoirs, les enfants décident de faire de leurs vacances des opportunités de création de source de revenus. Certains saisissent cette occasion pour apprendre un métier.

Les motivations divergent d’un élève à un autre. Parmi eux, Marc Nana, âgé de 16 ans et élève en classe de 4e dans un lycée de la place. Il consacre ses vacances depuis quatre ans à apprendre la menuiserie métallique chez Séraphin Tapsoba, au quartier Bonheur-ville. « Je travaille pour que si je ne réussis pas à l’école ou si mes parents éprouvent des difficultés à assurer ma scolarisation, que je puisse savoir exercer un métier », se justifie-t-il. Ressortissant de la commune de Kokologo, il confie entretenir de bonne relation avec ses collègues, ses aînés dans le métier. Son apprentissage lui apporte satisfaction. Dans la semaine, il peut avoir 2 500 francs CFA, confie-t-il avec un sourire au coin des lèvres.

« J’économise cet argent pour que ma maman m’achète des habits, des chaussures pour la rentrée », dit-il sous le regard éblouissant du responsable des lieux, qui affirme qu’il reçoit toutes les vacances, des élèves de divers niveaux dans son atelier. « A chaque vacance, les parents d’élèves m’approchent pour que je prenne leurs enfants dans mon atelier », poursuit-il, tout en félicitant Marc pour ses capacités d’apprentissage. « C’est la quatrième année consécutive que j’accueille Marc dans mon atelier. Aujourd’hui, il a la main. Il a même confectionné deux portes », se réjouit-il.

Le spectacle est le même que d’habitudes au feu tricolore d’un carrefour du quartier Patte d’oie. Des filles poursuivent des véhicules avec leurs marchandises en main. Elles se bousculent, dans l’espoir de convaincre les passagers d’acheter un article.

Rebecca Compaoré, élève en classe de 6e dit occuper son temps pendant les vacances depuis plusieurs années. « Je vends des gâteaux et des citrons pour chercher l’argent de mes fournitures afin d’aider mes parents à la rentrée prochaine », confie-t-elle. En plus de payer ses fournitures, elle dit subvenir à certaines de ses petites dépenses sans l’intervention de ses parents. Arrêté sous le soleil de plomb, Ismaela Nikiéma, quant à lui, vend des lotus afin d’assurer sa prochaine rentrée scolaire. Il mène ses activités à partir de 8 heures et arrête à la tombée de la nuit.

Des activités à risque

Au bord des routes, les enfants sont exposés et sont souvent victimes d’accident, nous fait comprendre Salimata Sanou une élève en classe de 6e qui vend des arachides. Soma Rachidatou, élève en classe de CM2 et vendeuse de souchet, souligne les disputes et mésententes entre les vendeuses dans la compétition pour la clientèle.

Aïssata Sidibé

Filinfo

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