Port du casque à Ouagadougou : le message des autorités semble avoir été entendu

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Le samedi 8 août 2026, le ministre de la Sécurité a une nouvelle fois appelé les usagers des engins à deux et trois roues à se conformer à la mesure, prévenant que son application sera désormais effective. Trois jours après cette sortie, nos micros sont allés prendre le pouls de la circulation à Ouagadougou. Le message semble avoir été entend

Un changement visible dans la circulation

Lors d’une immersion dans plusieurs artères de Ouagadougou, le constat est plutôt encourageant. La grande majorité des motocyclistes rencontrés portaient effectivement leur casque.

Pour plusieurs usagers, cette mesure est la bienvenue. Ils estiment que le port du casque contribuera à réduire la gravité des blessures et les traumatismes en cas d’accident de la circulation.

Kabré Mohamed, motocycliste, dit avoir toujours fait du port du casque une priorité pour sa sécurité.

« J’ai toujours porté mon casque pour des raisons de sécurité pendant mes déplacements. Je pense que cette décision du gouvernement vient renforcer ma volonté. J’appelle donc tous les usagers des engins à deux roues au respect strict de cette mesure sécuritaire, pour le bien-être de tous. »

Les vendeurs de casques profitent de la hausse de la demande

La nouvelle dynamique se ressent également dans les points de vente. Les vendeurs de casques affirment enregistrer une hausse de la demande depuis les annonces des autorités.

Pour Kadré Sawadogo, vendeur de casques, l’impact sur son activité est déjà perceptible.

« Depuis l’annonce du gouvernement, le marché s’améliore du jour au lendemain. Avant, je vendais entre trois et cinq casques par jour. Mais depuis lors, j’arrive à écouler environ dix à quinze casques par jour. »

Cette hausse de la demande traduit, selon les commerçants, un regain d’intérêt des usagers pour cet équipement de protection.

Un réflexe à maintenir dans la durée

Au-delà de l’obligation imposée par les autorités, le port du casque semble donc progressivement s’installer dans les habitudes des Ouagavillois. Mais si le changement observé dans les rues est encourageant, l’enjeu est de maintenir cette adhésion dans la durée et de faire du casque un réflexe systématique pour chaque déplacement.

Catherine BAMOGO & Salifo TARPILGA

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