Burkina: la justice traditionnelle et la spiritualité au cœur du 15 mai
Pour la troisième année consécutive, le Burkina Faso célèbre la Journée des coutumes et des traditions. Le palais royal (Panghin) a servi de cadre à cette importante célébration qui se tient sous le thème : « moos buudo, kudemd la rog-n-mik pugè » (Justice traditionnelle et spiritualité dans le moogho). Étaient présents des membres du gouvernement, dont le ministre de la Communication.
Ouagadougou, dès l’aube ce matin, l’impressionnant palais de Sa Majesté le Moogho Naba était en effervescence. La population ouagalaise n’a pas marchandé son déplacement pour être témoin oculaire de la cérémonie officielle inaugurant les festivités de la journée des coutumes et des traditions instituée par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Ceci en hommage à nos coutumes et traditions. Bénédiction, Fatiha, salutation des petits-fils à Sa Majesté, discours ont été les temps forts de cette cérémonie.
Le message de Sa Majesté le moogho Naaba a été livré par le Ouidi Naaba, président du comité d’organisation. Dès l’entame de sa prise de parole, il a salué la présence des membres du gouvernement et formulé des vœux d’entente, de sécurité et de paix au Burkina Faso. « Il faut que nous ayons un vivre-ensemble harmonieux », a-t-il souligné.
Le représentant du gouvernement, Gilbert Ouédraogo, ministre de la communication, porte parole du gouvernement, quant à lui, a rappelé que la question des coutumes et des traditions tient à cœur au gouvernement. Ainsi, le 26 mai 2023, le gouvernement a décidé de décréter le mois du patrimoine et le 15 mai pour permettre aux Burkinabè de se réapproprier leurs traditions et coutumes.
Comme chaque année, le Pr Charlemagne Ouédraogo, qui est un fervent pratiquant de nos coutumes, était présent. Pour lui, cette journée qui en est à sa troisième édition revêt une importance capitale pour les 65 ethnies vivant au Burkina Faso. Car, dit-il, elle nous permet de revisiter l’histoire, de perpétrer la bonne tradition, de favoriser le vivre-ensemble, l’éducation des enfants et également la promotion de la médecine traditionnelle. « Je suis très content à chaque fois que je participe à cette journée parce qu’on apprend toujours. Moi, j’ai étudié l’école moderne, mais j’apprends toujours la tradition parce qu’il y a de bonnes choses au sein de la tradition et nous ne devons pas laisser disparaître le savoir ancestral. Nous devons apprendre pour pouvoir transmettre à la jeune génération future », a-t-il notifié.
Le programme de la célébration du 15 mai prévoit une conférence publique mais aussi des activités culturelles pour la paix au Burkina Faso.
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Honorine OUEDRAOGO
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