Burkina : la SOBTO clarifie sa politique de prix d’achat de la tomate fraîche

Partager sur:

La Société Burkinabè de Tomates (SOBTO) a publié un communiqué officiel, ce jeudi, pour apporter des clarifications après les réactions suscitées par sa récente note d’information sur la fixation du prix d’achat de la tomate fraîche pour la période du 9 au 14 mars 2026.

Selon l’entreprise, cette communication hebdomadaire vise avant tout à renforcer la transparence envers les producteurs et les différents acteurs de la filière tomate. L’initiative a également pour objectif d’éviter certaines pratiques observées sur le terrain, où des intermédiaires communiquent parfois des prix erronés, généralement inférieurs, afin d’en tirer un avantage personnel au détriment des producteurs.

Dans son communiqué, la société précise par ailleurs qu’elle n’est pas l’autorité chargée de fixer le prix de la tomate sur l’ensemble du territoire du Burkina Faso. Les tarifs qu’elle communique concernent uniquement les conditions d’achat de la tomate destinée à l’approvisionnement de son usine basée à Bobo-Dioulasso. Ces prix sont déterminés en tenant compte de plusieurs paramètres, notamment la saisonnalité, l’évolution du marché et les coûts de production de l’entreprise. La SOBTO souligne qu’au-delà d’un certain niveau d’achat, la transformation industrielle pourrait devenir difficilement rentable, ce qui risquerait d’affecter la continuité de ses activités.

L’entreprise indique également qu’elle accompagne les producteurs dans le développement de la filière. En partenariat avec ces derniers, elle met à leur disposition des intrants agricoles à des prix subventionnés afin d’améliorer les rendements et de soutenir durablement la production. Le prix communiqué, insiste la société dirigée par Adama Kaboré, ne constitue pas une obligation pour les producteurs. Il s’agit plutôt d’une information destinée aux fournisseurs qui souhaitent livrer leur production à l’usine dans ces conditions. La SOBTO affirme enfin rester attachée au développement de la filière tomate et à une relation transparente avec les producteurs, considérés comme des partenaires essentiels de la chaîne de valeur.

Partager sur: