Burkina : Adoption d’un projet de loi sur le statut de la chefferie coutumière et traditionnelle
Émile Zerbo, ministre de l'Administration territoriale
Aucune rémunération, obligation de démissionner de ses fonctions pour ceux qui souhaitent s’engager en politique, interdiction de toute forme d’auto-proclamation sont entre autres les aspects majeurs du nouveau projet adopté mercredi en conseil des ministres par le gouvernement.
Le nouveau projet de loi adopté en conseil des ministres par le gouvernement prévoit plusieurs mesures importantes, notamment l’absence de rémunération, l’obligation de démissionner de ses fonctions pour ceux qui souhaitent s’engager en politique, et l’interdiction de toute forme d’auto-proclamation. « C’est un texte qui permet aux chefs coutumiers et traditionnels de jouer le rôle que nous avons toujours voulu au Burkina Faso, c’est-à-dire des chefs qui rassemblent les populations et consolident la paix », a précisé le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo.
Selon le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, ce projet de loi vise à encadrer « l’une des plus anciennes institutions de notre histoire », qui a joué un rôle clé dans la résolution de nombreuses crises nationales. Le texte clarifie les fonctions et les responsabilités des chefs coutumiers et traditionnels, tout en les intégrant dans l’ordonnancement juridique du pays.
« Ce projet de loi permet de revaloriser la chefferie coutumière et traditionnelle afin qu’elle contribue pleinement à la consolidation de la paix », a expliqué le ministre. Il précise également que le texte définit les modes de désignation des chefs et interdit fermement l’auto-proclamation, sous peine de sanctions.
Carine Pierrette Zongo
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