Ouagadougou : la voie de l’école Bonheur-ville en cours de réfection grâce à la méthode Do-nou
C’est un début de soulagement pour les élèves, parents et riverains de l’arrondissement n°7 de Ouagadougou. Après de longs mois de calvaire et de multiples interpellations, les travaux de réparation de la grande voie de l’école « Bonheur-ville » ont enfin démarré, ce samedi 26 septembre 2026. Il faut dire que la situation était devenue intenable. Autrefois praticable, cette route s’était transformée au fil des saisons en un véritable parcours du combattant. En saison pluvieuse, elle devenait un piège infernal, parsemée de nids-de-poule profonds et de flaques boueuses où s’embourbaient motos et véhicules. Avec la reprise du chemin de l’école qui s’annonce à grand pas, la réfection était plus qu’une nécessité.

La méthode « Do-nou » à la rescousse
Sur le chantier, pas de gros engins sophistiqués, mais des sacs de terre et des bras valides. Il s’agit de la méthode Do-nou, une technologie japonaise simple, écologique et efficace, qui fait ses preuves dans la réhabilitation des routes dégradées. L’objectif immédiat est de désenclaver le quartier et de rendre la circulation fluide malgré la pluie. Les riverains, quant à eux, affichent déjà leur satisfaction. «Nous sommes vraiment contents. Nos enfants pourront aller à l’école sans se salir ou tomber », se réjouit Safi Sawadogo, une habitante du quartier. « Nous souffrons trop. Aujourd’hui, nous voyons que nos cris du cœur ont été entendus. Nous sommes contents et nous espérons que les travaux seront menés à terme », a renchéri Aoua Derra.
Cette action citoyenne est portée par l’association Cercle d’accueil pour le développement économique et social (CADES), une structure créée pour accompagner les idéaux de la Révolution Progressiste Populaire. Bénéficiant de l’appui financier de FINEC Burkina et du soutien de la mairie de l’arrondissement n°7, cette action s’inscrit aussi dans le cadre de la commémoration du 4e anniversaire de l’accession au pouvoir du Président du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, selon le coordonnateur du projet, Djourmité Toussaint Nestor Noufé. Toutefois, le projet se veut avant tout participatif.
« Nous ne pourrons pas réparer toute la route. Nous allons procéder à un transfert de compétences de sorte qu’après notre départ, la population elle-même puisse poursuivre les travaux en attendant l’accompagnement de l’État », a clarifié le coordonnateur. Ce transfert de compétences sera assuré par des techniciens du Programme national de volontariat. Il appelle d’ailleurs la population à une mobilisation massive pour faire de ce projet une réussite totale.
Le soutien des autorités locales
Aimée Sawadogo, secrétaire générale de la mairie de l’arrondissement n°7 de Ouagadougou, a tenu à remercier les initiateurs pour le choix porté sur sa circonscription. « Notre arrondissement fait face à de nombreux défis, notamment en matière d’assainissement. Aujourd’hui, nous avons mobilisé la population, les associations et toutes les personnes ressources pour s’approprier la technique Do-nou, qui est nouvelle pour nous », a-t-elle expliqué. Elle rappelle également la fragilité de cette route : « Cette voie est inaccessible en saison pluvieuse. À plusieurs reprises, la délégation spéciale l’a réparée. Mais à chaque pluie, l’eau emportait toute la terre rachetée. Je pense sincèrement que cette méthode Do-nou est la bienvenue ».
Aïssata Sidibé
Honorine OUEDRAOGO
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