Sécurité routière : « Aujourd’hui, je peux rejoindre mon village seul à moto », témoigne Frédéric KI

Partager sur:

La situation sécuritaire sur certains axes routiers du Burkina semble connaître une amélioration progressive, selon le témoignage d’un communicateur BIR-C qui constate un retour de la circulation vers des localités autrefois difficiles d’accès.


Frédéric KI raconte qu’il peut désormais voyager seul à moto de Ouagadougou vers son village, une zone fortement affectée par l’insécurité entre 2018 et 2023.
« Moi, ça arrive que je démarre ici à Ouagadougou à moto. Je pars dans mon village parce que ma localité a été tellement affectée entre 2018 jusqu’en 2023. Mon propre village, ce n’était pas simple. Mais aujourd’hui, je roule, j’arrive et je prends la voie rouge qui fait 45 kilomètres du goudron », explique-t-il.
Il affirme même pouvoir effe

ctuer ces trajets tard dans la nuit, ce qui était auparavant difficilement envisageable.
« La dernière fois quand j’étais là-bas, j’ai roulé de chez moi seul à 22 heures. J’y suis arrivé à Thomas autour de 23 heures, puisque je m’arrêtais sur la route. De temps en temps, il y avait des petits marchés », confie-t-il.


Pour lui, ces changements sont le résultat d’importants efforts consentis sur le terrain.
« Donc, pour vous dire, il y a un travail formidable du fond qui est fait sur le terrain », souligne-t-il, tout en évoquant les perceptions parfois différentes de certaines personnes vivant à l’extérieur.
« Quand les ennemis sont assis à l’extérieur qui disent qu’on ne peut pas aller ici ou là, moi je roule. Je pars à Gassan, je pars à Yé, je pars à Pankele, je pars à Zuma à moto », affirme-t-il.


Il se souvient qu’autrefois, même les déplacements en convoi se faisaient dans la peur.
« Qui autrefois, même s’il y avait un convoi, dès lors que vous démarrez, la sueur coule parce que tu as peur. Mais aujourd’hui, je roule seul. Je pars et puis je reviens », conclut Frédéric KI.

Partager sur: