Burkina : Faso Mêbo, un symbole de résilience collective
Image d’illustration
Au Burkina Faso, l’initiative Faso Mêbo dépasse désormais le cadre d’un programme de pavage urbain. Elle est en train de devenir un mouvement de résilience collective, un sursaut citoyen où chaque pierre posée, chaque sac de ciment offert, chaque coup de pioche porté, raconte une même volonté : reconstruire ensemble un pays fragilisé par les crises.
Alors que le tissu social burkinabè a été éprouvé par des années de violences, de déplacements massifs de populations et de perte de repères communautaires, cette initiative arrive comme une réponse citoyenne à la désunion, un appel au rassemblement autour d’un projet commun, tangible, et porteur de sens.
Et les exemples parlent d’eux-mêmes. Les étudiants qui quittent les bancs pour aider sur les chantiers, les artistes qui utilisent leur art pour mobiliser les esprits, les sportifs internationaux comme Bertrand Traoré et Edmond Tapsoba qui offrent des tonnes de ciment, les hommes et femmes des quartiers qui soutiennent… Tous, au-delà de leurs statuts, unissent leurs efforts pour bâtir un même rêve.
Cette dynamique prouve que la solidarité peut recoller les fractures, et que le patriotisme peut s’exprimer par l’acte concret et désintéressé.
Ce dont le Burkina Faso a besoin aujourd’hui, ce n’est pas seulement de programmes politiques, mais de ce type d’élan populaire, capable de réparer les liens humains distendus, de rétablir la confiance entre les citoyens, et de rendre chacun acteur de la reconstruction nationale. Faso Mêbo, dans cette perspective, n’est pas un simple chantier d’aménagement urbain : c’est le chantier de la cohésion sociale.
À travers cette mobilisation spontanée et multiforme, le pays redécouvre sa force intérieure. Il redécouvre que, dans les moments d’épreuve, la solidarité devient la plus grande richesse nationale. Et si cette dynamique se poursuit, alors oui, le Burkina Faso pourra surmonter ses blessures et s’offrir un avenir à la mesure de sa dignité.
Carine Pierrette Zongo
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