Burkina: vers des mécanismes de financement du RAMU
Débutés le jeudi, à Ouagadougou, les travaux de l’atelier de validation de l’étude sur le financement durable du régime d’assurance maladie universelle (RAMU) et son impact sur l’accès à la santé au Burkina Faso se sont achevés ce vendredi 10 juillet 2026, avec à la clé des propositions et une feuille de route.
Examiner et apprécier les options de financement et leurs possibilités ; recueillir les observations et amendements des participants sur le projet de document ; valider le rapport de l’étude. Tels étaient les objectifs poursuivis par le présent atelier de validation. La cérémonie de clôture des travaux a été présidée par le chargé de mission du Ministre des serviteurs du peuple, Zono Loukmana. Il a salué l’assiduité des participants tout au long des travaux et les conclusions pertinentes auxquelles ils sont parvenus
La tenue de cet atelier a été rendue possible grâce à l’appui technique de l’ Organisation Internationale du Travail (OIT). Au regard de l’importante de la rencontre, le Cabinet du ministère des serviteurs du peuple y à assister de bout en bout aux travaux. Pour le directeur général du CNAMU, Dr Olivier Constantin Sanon, cela marque de l’intérêt que le ministère et le partenaire porte sur le mécanisme de financement. «Cela constitue un défi en ce sens que le régime d’assurance maladie universelle (RAMU) est une priorité pour le gouvernement», a affirmé le DG. Et l’un des défis, c’est la pérennisation de ce régime qui bénéficie à tous les burkinabè qui vivent sur le territoire national. Ce régime étant en marche, le DG estime qu’il faut trouver d’autres mécanismes pour lefinancer. Selon son appréciation, on ne peut pas seulement se contenter des cotisations qui sont collectées auprès des assurés. Il faut, soutient-il, chercher d’autres sources de financements pour soutenir ce régime. D’où l’intérêt de cet atelier qui vient de s’achever
Pour le directeur des études et de la planification, Moumouni Koanda, l’étude a permis d’identifier des ressources endogènes suffisantes pour financer une extension significative du RAMU notamment les taxes à fort potentiel de mibilisation et à légitimité sanitaire avérée. cet effet, des propositions ont été faites par l’étude et a permis de proposer une feuille de route. «Si je prends un produit comme le tabac, il a été proposé une affectation d’au mouns 50%», a-t-il indiqué. Ces nouvelles sources de revenus ont une plus-value non négligeable. A titre d’exemple, pour l’ensemble des sources de financements qui ont été identifiés, la CNAMU pourrait obtenir des ressources additionnelles estimées à plusieurs dizaines de milliard de francs CFA en moyenne par an pour financer le RAMU. «Ce sont des propositions qui peuvent être validées en l’état ou valider autrement. C’est-à-dire qu’on peut obtenir l’acceptation mais en dessous de ce qui a été proposé», a-t-il reconnu. En outre, le directeur des études et de la planification a formulé des perspectives. A ce propos, il a annoncé un plaidoyer auprès des décideurs. Il entend aussi travailler à ce que cela soit accepté par la population. Il y a également l’élaboration des textes juridiques nécessaires pour rendre ces mesures effectives
Aïssata Laure
Félix RAMDE
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