Diaspora bonds : l’État accorde 85 milliards de F CFA à des entreprises publiques pour financer des projets de développement économique

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Le Burkina Faso peut se réjouir de sa diaspora et de la résilience de son économie. Le dénouement de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne, dénommé « Diaspora Bonds », lancé le 6 mai dernier, en est la preuve. À l’issue de l’opération, intervenue le 6 juin 2026, le montant mobilisé s’élève à 151,5 milliards F CFA soit un taux de souscription de 121,2%. À l’origine, l’objectif était de 125 milliards F CFA. Un mois après, une cérémonie de signature de rétrocession de ressources à des sociétés burkinabè s’est tenue le 6 juillet 2026 à Ouagadougou. Cette cérémonie a été organisée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Développement.

La signature des conventions de financement entre l’État et trois entreprises publiques, sous forme de prêts, porte sur un montant total de 85 milliards F CFA. Par le premier accord, l’État octroie un prêt de 15 milliards F CFA à CIM Sahel pour soutenir le développement de ses activités industrielles. Par le second accord, l’État accorde un prêt de 30 milliards F CFA à la SN SOSUCO, destiné au renforcement de ses capacités de production. La Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB) bénéficie de deux financements de 20 milliards F CFA chacun pour la mise en exploitation des mines de Perkoa et de Taparko. La relance de ces sites miniers permettra d’accroître les recettes nationales, de créer des emplois et de renforcer la contribution du secteur minier au développement du pays. Ces financements s’inscrivent dans la vision du président du Faso visant à renforcer le contrôle national sur l’exploitation des ressources minières.

Selon le ministre de l’Économie, Dr Aboubacar Nacanabo, la signature de ces conventions constitue une première étape dans le financement de projets industriels structurants grâce aux ressources mobilisées par l’opération Diaspora Bonds « Emprunt Patriote ». Cette signature intervient un mois après la clôture de l’opération, qui s’est tenue du 6 mai au 6 juin 2026. « En un mois seulement, nous passons de la mobilisation des ressources à leur orientation vers l’investissement productif. Nous avons promis que l’argent mobilisé servirait à bâtir, à produire, à créer de la valeur et des emplois. Aujourd’hui, nous commençons à tenir cette promesse », s’est réjoui le ministre Nacanabo. Pour lui, le résultat de la Diaspora Bonds dépasse une performance financière : il témoigne de la confiance portée à la signature du Burkina Faso, de l’adhésion aux orientations économiques du pays et de l’engagement de la diaspora aux côtés de la Nation.

Ces financements s’inscrivent également dans la mise en œuvre du pilier 4 du plan RELANCE, consacré au développement des infrastructures et à la transformation de l’économie. La Diaspora Bonds est portée par l’État burkinabè, à travers le Trésor public, en partenariat avec un consortium d’établissements financiers, Vista Group Holding étant le chef de file.

Filinfo

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