Journée mondiale contre le cancer : le Burkina renforce sa riposte face à un défi majeur de santé publique
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, célébrée chaque 4 février, le Burkina Faso, à l’instar de la communauté internationale, renouvelle son engagement dans la prévention, le dépistage et la prise en charge du cancer. Cette année, la commémoration se tient sous le thème « Unis par l’unique », mettant en avant la solidarité et l’approche centrée sur chaque patient.
Dans une déclaration officielle, le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a rappelé que le cancer demeure un défi mondial et national de santé publique. À l’échelle mondiale, 20 millions de nouveaux cas et 9,7 millions de décès ont été enregistrés en 2022, avec des projections alarmantes pouvant atteindre 35 millions de nouveaux cas d’ici 2050, touchant particulièrement les pays à ressources limitées.
Une situation préoccupante au Burkina Faso
Au Burkina Faso, les cancers gynécologiques et mammaires représentent près de 40 % des cas, suivis des cancers digestifs (17 %), urologiques (15 %) et cutanés (11 %). Les cancers du sein, de la prostate et du col de l’utérus figurent parmi les plus fréquents. Selon les données de Globocan, environ trois femmes meurent chaque jour du cancer du sein et trois autres du cancer du col de l’utérus, soit respectivement 818 et 775 décès par an.
Le Ministre a souligné une particularité préoccupante du contexte national : la précocité des décès, avec près de 50 % des patients qui décèdent dans l’année suivant le diagnostic, conséquence notamment des retards diagnostiques et des difficultés d’accès aux soins spécialisés.
Des actions fortes engagées par le Gouvernement
Face à cette situation, le Gouvernement, sous le leadership de Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a engagé plusieurs réformes structurantes. Parmi les actions majeures figurent la mise en place du Programme national de lutte contre le cancer, la gratuité du dépistage des cancers gynécologiques et mammaires, ainsi que celle de la radiothérapie pour les cancers les plus fréquents.
Le Gouvernement a également acquis et déployé des cliniques mobiles pour renforcer le dépistage du cancer du col de l’utérus sur l’ensemble du territoire, tout en mettant en service des centres de radiothérapie à Ouagadougou (Tengandogo) et à Bobo-Dioulasso (Dafra). À cela s’ajoutent la vaccination gratuite des jeunes filles contre le HPV et la poursuite des campagnes de sensibilisation, notamment à travers Octobre rose.
Des perspectives pour une lutte durable
Pour renforcer durablement la lutte contre le cancer, plusieurs priorités ont été définies, notamment l’élaboration de protocoles nationaux de prise en charge, le renforcement de la formation des spécialistes, la subvention de la chimiothérapie et l’extension de la vaccination contre le HPV aux filles âgées de 9 à 14 ans. Le Gouvernement entend également améliorer les capacités techniques des structures de santé pour le traitement des lésions précancéreuses et le suivi des patients.
Honorine OUEDRAOGO
Derniers articles par: Honorine OUEDRAOGO (voir tous)
- Coopération économique : stabilisation budgétaire et réformes structurelles en marche - mercredi le 4 février 2026
- Journée mondiale contre le cancer : le Burkina renforce sa riposte face à un défi majeur de santé publique - mercredi le 4 février 2026
- Renforcement de la sécurité : 2 000 motos remises à la Police nationale par le Président Ibrahim Traoré - lundi le 2 février 2026

