Ouagadougou : des populations frappées par une pénurie de gaz butane
Depuis quelques jours la population de Ouagadougou fait face à une pénurie de gaz. Filinfos a fait le constat ce jeudi 15 janvier 2026 à Wayalghin.
La circulation est dense sur les grands artères de la capitale burkinabè. Il est 11h ce jeudi 15 janvier 2026 au quartier Wayalghin de Ouagadougou. Le manque de gaz devient de plus en plus un problème sérieux pour la population. Il n’est pas rare, ces temps-ci, de voir en circulation des bouteilles de gaz vides attachées à l’arrière des engins. Dans les quartiers de la ville, femmes, hommes et enfants fouillent les dépôts de gaz à la recherche de bouteilles chargées.
Dans un dépôt au quartier Wayalghin, des citoyens sont en rang, pour esperer obtenir le sésame. Les premiers repartent avec le sourire aux lèvres. Par contre, d’autres, le visage triste et frustré, disparaissent silencieusement avec des bouteilles vides. Saïda Compaoré, une jeune dame, soupire tout en expliquant sa souffrance. « Après 21 jours de recherche, je suis actuellement à mon dixième dépôt de gaz. J’ai quitté ma maison à 04h du matin et c’est vers 15h, de rang en rang, que j’arrive enfin à charger ma bouteille », a-t-elle soutenue, soulagée enfin d’avoir obtenu sa bouteille chargée.

Le désespoir, par contre, se lit sur le visage couvert de sueur d’Ali Zoungrana. Il « demande à l’État de trouver une solution à ce fléau, car cela fait maintenant une semaine que (sa) famille manque de gaz ».
Carine Kaboré est également en quête de gaz. Malheureusement, au lieu du dépôt où nous l’avions rencontrée, elle n’a pas eu gain de cause parce que « le gaz est fini », annonce le gérant du dépôt. « Je viens d’arriver et j’apprends que le gaz est fini. J’ignore s’ils en ont ou s’ils refusent simplement de vendre. Ils répètent tous la même phrase que le gaz est fini alors qu’un sac de charbon coûte de nos jours 11 mille francs. Chez les femmes qui vendent en détails aussi un sachet de charbon coûte 200 francs, pis, la quantité ne suffit pas à cuisiner », déplore-t-elle.

Salfo Zoungrana, gérant du dépôt de gaz se défend en pointant dénonçant la fréquence d’approvisionnement des dépôts en gaz butane. « On ne nous ravitaille que deux fois dans le mois. Cela ne nous plaît pas car nos familles vivent de cela », accuse-t-il.
Les Ouagavillois interpellent les autorités à trouver une solution rapide à cette crise qui touche profondément les ménages.
A l’heure où nous quittons les lieux vers 16 heures, certains individus poursuivaient leur quête, d’autres par contre restaient sur place en attendant l’arrivée du camion de ravitaillement, espérant obtenir aussi une bouteille de gaz butane afin de subvenir aux besoins de leur ménage.
Rebecca GOUNABOU (Stagiaire)
filinfos
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