Frais de scolarité plafonnés : un grand soulagement pour les parents d’élèves

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Pour alléger le fardeau financier des familles, le gouvernement burkinabè a décidé de plafonner les frais de scolarité dans les établissements d’enseignement privés. Cette mesure, fortement attendue dans un contexte marqué par la vie chère, impose désormais des règles strictes. Selon l’arrêté ministériel, chaque niveau d’enseignement dispose d’une fourchette tarifaire rigoureuse : 25 000 à 150 000 F CFA au primaire, 60 000 à 130 000 F CFA au post-primaire et 90 000 à 200 000 F CFA au secondaire. L’objectif affiché est de mettre fin aux augmentations anarchiques et rendre l’éducation plus accessible.

Un ouf de soulagement pour les familles

Il est 8h30 au lycée privé Benaja, situé au quartier Cissin de Ouagadougou. Dans le bureau de l’administration, les parents font la queue, dossiers sous le bras. Parmi eux, Auguste Seni vient d’inscrire sa fille en classe de 5e. Le montant réglé s’élève à 91 000 F CFA. « Cette année, j’ai payé 91 000 F CFA. Avec l’économie réalisée, je vais pouvoir acheter les fournitures et l’uniforme. Franchement, ça fait un bien immense », confie-t-il en essuyant son front. Un peu plus loin, le même sentiment de soulagement anime Kadiatou Ouattara, mère de trois enfants. Elle salue l’initiative gouvernementale : « À chaque rentrée, c’était la surprise des augmentations. Avec trois enfants inscrits dans le privé, nous étouffions. Désormais, on sait à quoi s’en tenir et on peut mieux planifier nos dépenses », se réjouit-elle.

Le défi de l’équilibre pour les fondateurs d’écoles

Cette ferveur est nuancée par les responsables d’établissements. Installé dans son bureau, Philippe Sawadogo, directeur des études du lycée privé Benaja, remplit les fiches d’inscription. S’il assure comprendre la détresse des familles, il rappelle aussi la réalité des promoteurs : « Je comprends parfaitement les inquiétudes des parents. Mais à notre niveau, nous gérons des coûts de fonctionnement qui étaient maintenus depuis plusieurs années». Il précise toutefois que son établissement respecte le processus de catégorisation exigé par l’État : « Dès que nous avons été informés de la catégorisation, nous avons suivi le processus. Ceux qui connaissent nos tarifs antérieurs et actuels constatent que la différence n’est que de 5 000 F CFA».

Pour le directeur des études, ce léger supplément couvrir des services annexes essentiels, tels que les frais de cartes scolaires, les dossiers, les rames de papier et l’accès à la bibliothèque. L’objectif est de s’aligner sur la politique gouvernementale tout en maintenant la qualité de l’enseignement. Au Benaja comme dans plusieurs établissements de la capitale, la mesure est perçue comme le coup de pouce nécessaire en cette période de rentrée scolaire.

Des contrôles stricts en perspective

Face aux risques de dérives ou de frais cachés, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé le déploiement immédiat de missions de contrôle dès la rentrée.
Les établissements réfractaires s’exposent à de lourdes sanctions administratives et financières.

✍️Aïssata Sidibé, Stagiaire

Filinfo

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