vendredi le 13 février 2026

Procès des magistrats à Koupéla : la défense dénonce des irrégularités et plaide la relaxe de leurs clients

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Au Tribunal de grande instance de Koupéla, le procès de plusieurs magistrats jugés pour corruption présumée s’est poursuivi ce 13 février 2026, marqué par de vives contestations de la défense. Les avocats ont dénoncé des irrégularités de procédure, un manque de preuves matérielles et des atteintes aux droits de leurs clients.

Concernant le magistrat Mohamed Traoré, ses conseils, dont Me Soumaïla Ouattara et Me Roger Yamba, ont soulevé la nullité de certains actes de procédure et l’absence de pièces dans le dossier transmis à la défense. Ils affirment ne pas disposer des mêmes documents que le parquet et la partie civile, ce qui porterait atteinte au principe du contradictoire et aux droits de la défense. La relaxe pure et simple a été demandée.

Me Yamba a également dénoncé les conditions d’interrogatoire et de détention de son client, évoquant des interrogatoires simultanés l’empêchant d’échanger librement avec ses avocats, ainsi que des traitements jugés inhumains. Une demande visant à faire constater d’éventuelles traces de torture aurait, selon la défense, été rejetée.

De son côté, l’avocat du magistrat Antoine Kaboré, Me Paul Kéré, a mis en avant des contradictions sur les montants supposément remis, évoquant une incertitude entre 7 et 10 millions de FCFA. Il a estimé que ces incohérences fragilisent l’accusation et a plaidé la relaxe au bénéfice du doute.

La défense du magistrat Urbain Méda, assurée notamment par Me Mohamed Sita et Me Adama Kondombo, a également contesté l’ensemble des charges, dénonçant l’absence de preuves matérielles et des irrégularités dans l’enquête. Les avocats ont appelé le tribunal à juger avec impartialité, en tenant compte du parcours et de l’expérience professionnelle de leurs clients, dans un dossier qu’ils présentent comme un enjeu d’honneur et de dignité pour la magistrature.

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